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Originaire de la Colombie, Fabián Rodríguez est consultant indépendant, cumulant plus de 18 ans d'expérience en tant que conseiller en technologies libres et sécurité auprès de plus de 300 clients des secteurs public et privé. Fondateur de sa première entreprise en 1987 et programmeur à ses heures, il participe activement à différentes projets sociaux et technologiques de portée internationale en tant que fervent promoteur du Logiciel Libre, conférencier et formateur. Ancien président de FACIL, membre actif de la Free Software Foundation.

QuebecMicro | Maître de son domaine

Maître de son domaine – avril 2000, QuebecMicro

par PAUL LIMA

Vous avez l’intention d’enregistrer un nom de domaine à peu de frais? Si vous venez tout juste de débourser 70 $US pour enregistrer votre nom de domaine de deuxième niveau (.com, .org ou net) chez Network Solutions (un des partenaires commerciaux constituant InterNIC, (l’organisme gouvernemental responsable originellement des noms de domaine), vous avez payé trop cher.


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John Nemanic, président et chef des opérations chez Hostopia.com affirme que « le monopole qui régnait sur l’enregistrement des noms de domaine est désormais chose du passé. Ce service est maintenant ouvert aux revendeurs. En effet, depuis la fin du monopole, les tarifs dégringolent. Pour ne mentionner que deux entreprises (torontoises), BlueGenesis (www.bluegenesis.com) – filiale d’hébergement de sites Web de Hostopia -, et Internet Direct (www.Mydirect.com/idirect), l’enregistrement des noms de domaine n’est que de 14,95 $ par année.

[b]On peut se demander : quel sera le prix plancher pour l’enregistrement des noms de domaine? Le consultant, designer de sites Web et FAI Internet montréalais Toxik Technologies (www.toxik.com) enregistrera votre domaine sans aucuns frais. Mais votre site Web devra loger chez Toxik (ce qui est facultatif avec les deux fournisseurs précédemment mentionnés, Internet Direct et BlueGenesis).

Le fait est que l’enregistrement du nom de domaines n’est plus une – vache à lait », monétairement parlant. Les entreprises espèrent qu’au moment de l’inscription de votre nom de domaine, vous achèterez quelques autres services, hébergement ou autres, chez eux.

[b]« Nous sommes heureux de parvenir à faire nos frais lorsqu’on peut y joindre la vente de services à valeurs ajoutées. Peut-être qu’un jour nous irons même jusqu’à payer les consommateurs pour enregistrer leurs noms de domaines, puisque la décision initiale d’hébergement d’un site se fonde sur le prix d’enregistrement du nom de domaine », de dire Fabian Rodriguez, directeur du développement commercial chez Toxik Technologies.

Comment en sommes-nous arrivés là?

En 1997, le président américain Bill Clinton annonce la privatisation du système de nom de domaine (DNS, Domain Name System). Puis en février 1998, le département du commerce américain, après avoir reçu des avis publics, fait paraître un livre vert. Le principal objectif de ce livre vert est d’officialiser « la privatisation de la gestion des noms et adresses Internet de manière à faciliter le développement d’une compétition robuste et la participation globale dans la gestion d’internet. »

Parmi les mesures utilisées pour favoriser la compétition, le livre vert propose de transférer le système d’enregistrement des noms de domaines dans un environnement compétitif qui évoluerait en fonction du marché. Une corporation à but non lucratif, la corporation Internet pour l’assignation des noms et numéros de domaines (Internet Corporation for Assigned Nantes and Numbers), assume la responsabilité de l’allocation d’espace pour l’adresse en conformité avec le protocole Internet (IP), la gestion du système des noms de domaines et plusieurs autres tâches de gestion autrefois assurées par le gouvernement américain. ICANN conçoit, développe et teste les mécanismes, méthodes et procédures nécessaires pour relayer la gestion des responsabilités des fonctions de DNS au secteur privé. De plus, elle établit les critères de compétitivité exigés pour l’enregistrement des noms de domaine pour assurer une stabilité du processus aux utilisateurs d’internet.

Au Canada, Tucows.com, reconnu pour sa banque de partagiciels et de gratuiciels (« sharewares » et « freeware »), a créé OpenSRS (www.opensrs.org), un service coopératif d’enregistrement de noms domaines pour les suffixes .com, .net et Org. ce système ouvert permet aux revendeurs de noms de domaine d’enregistrer des noms à des prix de grossistes.

OpenSRS, accrédité par ICANN et reconnu par Network Solutions (toujours impliqué dans le système des noms de domaine) est destiné aux fournisseurs de solution Internet (ISP) qui traitent de façon commerciale les requêtes d’enregistrements de noms de domaines d’utilisateurs d’Internet. Toutefois, OpenSRS ne s’occupe pas des utilisateurs ou entreprises qui enregistrent moins de 25 noms de domaines pu an. Le grossiste Tucows.com gère un service de revente de noms de domaines, Domain Direct, qui utilise OpenSRS pour l’enregistrement. Mais « d’aucune façon, Domain Direct n’a un accès privilégié lors de l’enregistrement de noms de domaines via OpenSRS », tient à préciser Tucows sur sa page d’accueil d’OpenSRS.

Si vous attendez impatiemment l’expiration de votre nom de domaine pour l’enregistrer par un revendeur OpenSRS et épargner substantiellement, ce sera en vain cm il n’est pas possible, pour l’instant, de procéder ainsi. jusqu’à ce qu’il en soit autrement, lorsque vous vous enregistrez par Network Solutions, vous devez le faim de nouveau avec Network Solutions – à ses tarifs, qui n’ont toujours pas baissé.